04 Février 2012
La lettre de novembre 2009
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[AVIS D’EXPERT] La nécessaire mise à niveau des systèmes de paiements actuels
Dossier - la lettre de novembre 2009
LE PAIEMENT PEUT ETRE UNE SOURCE DE REVENUS IMPORTANTE POUR LES BANQUES. Après des années de développement de produits exotiques, les institutions financières reviennent aux fondamentaux. Désormais, les paiements sont perçus comme la source de revenus principale de nombreuses banques. Mais un certain nombre d’obstacles se dressent sur le chemin de celles qui recherchent à générer des revenus supplémentaires par ce biais.
Par Jean-Michel Schneider, Sales Manager Central Europe chez ACI
Par Jean-Michel Schneider, Sales Manager Central Europe chez ACI
Les paiements devraient rapidement devenir une source de revenus importante pour les banques. Les anciens modèles économiques et systèmes existants vont probablement devoir être restructurés. Et la nécessité de réduire les coûts devient une priorité absolue pour tirer au maximum profit des infrastructures actuelles.
Par ailleurs, à mesure que de nouveaux acteurs pénètrent le marché des paiements avec des architectures plus récentes et des coûts moins élevés, les institutions financières traditionnelles ressentent davantage la pression de devenir plus efficaces. Les différents canaux de paiement demeurent justement un obstacle à l’efficacité en général et à un bon service client en particulier, et la consolidation croissante de l’industrie ne fait qu’accroitre le problème. Ce double défi, constitué de la réduction des coûts et d’une infrastructure de paiement efficace et intégrée, sera le moteur principal d’une véritable révolution des paiements au cours des prochaines années. Trois question viennent alors à l’esprit des décideurs informatique.

Jean-Michel Schneider est depuis 2007 Sales Manager Central Europe, ACI Worldwide.
Depuis plus de 20 ans, Jean-Michel Schneider œuvre dans le domaine des paiements et du traitement des transactions électronique. Diplômé d’un MBA International Finance à la Braniff Graduate School of Management de University of Dallas, il a rejoint ACI en 2007 au poste de country manager pour l’Europe de l’Est. Auparavant il exerçait les fonctions de Directeur des ventes Internationales chez Moneyline (aujourd’hui Ingénico) après avoir été product manager pour Recognition Equipement à Dallas aux Etats-Unis puis en Italie.
Question 1 : Quelles sont les demandes des clients professionnels à leur banque ?
A l’évidence, les professionnels sont plus exigeants que jamais envers leurs fournisseurs de services bancaires. Ils souhaitent obtenir un niveau de visibilité sur les paiements similaire à celui dont ils bénéficient pour d’autres pôles de leur entreprise, par exemple le suivi des produits au cours du cycle de fabrication. Pourtant, de nombreux systèmes de paiements actuels pourraient être qualifiés de « trous noirs » : la requête de paiement est transmise, mais aucun suivi de la progression de la demande sur l’ensemble du système n’est fourni au client. Les clients professionnels souhaitent donc que leurs partenaires bancaires leur fournissent un reporting de meilleure qualité et parfaitement mis à jour pour la gestion intra journalière des liquidités. Les professionnels ont besoin d’une vue d’ensemble exhaustive de leur exposition afin de gérer leur risque global. Ils ont besoin de pouvoir spécifier quels paiements de montants importants doivent être effectués immédiatement, et lesquels peuvent être reportés, quelles sont leurs positions et comment investir la trésorerie excédentaire. Les banques doivent être en mesure de proposer ce genre de services afin de rester compétitives et de conserver leurs clients professionnels dans le climat économique actuel.Question 2 : A quoi ressemble le modèle de paiements de l’avenir ?
Maintenant que l’affaire du resserrement de crédit s’est tassée, on assiste clairement à la naissance d’une nouvelle ère de services bancaires. Seul l’avenir nous dira si les banques tireront les leçons apprises des deux années précédentes sur le long terme. Ce qui est certain, en revanche, c’est que la crise a clairement obligé les banques à repenser leurs stratégies de paiements. Cependant, la mise à niveau des systèmes de paiements actuels n’est pas une solution économique. En outre, les besoins de plus en plus complexes des clients exigent une extension des offres et des services bancaires. Si la nécessité d’innover n’a jamais été aussi urgente, il en va de même pour celle de garder les coûts et les risques sous contrôle. Compte tenu de ces problèmes, les différents acteurs de l’industrie commencent à se demander si la gestion de ces besoins contradictoires et de ces défis croissants n’exigerait pas une nouvelle approche en termes de technologie de paiements. Un modèle de paiement totalement nouveau est en train d’émerger et devrait aider les banques à affronter les difficultés auxquelles elles sont confrontées.Question 3 : Un modèle standard pour tous les paiements est-il possible ?
Ce modèle a pour but de mélanger les produits et d’atténuer les différences entre les paiements de petits et de gros montants, et entre les paiements nationaux et internationaux. Les institutions financières réalisent actuellement qu’un modèle de fonctionnement standardisé qui couvrirait tous les types de paiements est à la fois nécessaire et possible. Une architecture sous-jacente cohérente, généralement sous la forme d’une ou plusieurs plates-formes, capable de prendre en charge de nombreux types de paiements, canaux et clients, permet d’augmenter l’efficacité et de réduire les coûts. De telles plates-formes, fournissant des solutions pratiques répondant à la demande actuelle, associées à une infrastructure de paiements flexibles pour l’avenir, sont capables d’englober tous les processus de paiements et de proposer une structure qui permet la gestion des liquidités, de la fraude et d’autres risques. Si elles ne parviennent pas à mettre en œuvre ce type de changements, les banques vont lutter pour maintenir leurs revenus issus des paiements au fur et à mesure que l’économie mondiale reprend et que des fournisseurs d’alternatives encore moins coûteuses émergent sans systèmes existants, qui représenteront un obstacle inévitable pour les banques.
Jean-Michel Schneider est depuis 2007 Sales Manager Central Europe, ACI Worldwide.
Depuis plus de 20 ans, Jean-Michel Schneider œuvre dans le domaine des paiements et du traitement des transactions électronique. Diplômé d’un MBA International Finance à la Braniff Graduate School of Management de University of Dallas, il a rejoint ACI en 2007 au poste de country manager pour l’Europe de l’Est. Auparavant il exerçait les fonctions de Directeur des ventes Internationales chez Moneyline (aujourd’hui Ingénico) après avoir été product manager pour Recognition Equipement à Dallas aux Etats-Unis puis en Italie.
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